La respiration "naturelle" ou complète - Esprit Chrysaltis - Sophrologie Orléans (Loiret)

|La respiration “naturelle” ou complète

La respiration “naturelle” ou complète

Dans notre quotidien, nombreuses sont les situations, parfois dramatiques, où notre respiration est contrainte. Que ce soit en pleine canicule, … lors de la crise sanitaire, économique et sociale, … au travail, à la maison ou à l’hôpital, … nos mots, notre langage traduisent notre asphyxie : « j’étouffe… », « je suffoque… », « je manque d’air… », « j‘ai besoin de changer d’air, … d’un bol d’air… ».

Paradoxalement, lorsque la respiration est libre, ce réflexe physiologique est vécu sans y prêter attention. 

 

C’est pourtant dans ces moments-là où il est précieux de réapprendre à respirer « naturellement » afin non seulement d’optimiser l’apport en oxygène dans ses cellules, mais également pour mieux gérer son stress et améliorer son état général.

La respiration « naturelle » (ou la « respiration du nouveau-né ») consiste à adopter une respiration complète. La vie en société, le code vestimentaire, le stress, … nous ont conduits à respirer « à l’envers » en creusant le ventre à l’inspiration. 

Or, lorsqu’on observe un bébé sur la table à langer, on voit, au contraire, son ventre et ses côtes se gonfler à l’inspiration.

 

Le système nerveux autonome est constitué des systèmes dits parasympathique et sympathique.
Ils contrôlent l’activité et la régulation de plusieurs organes et fonctions de l’organisme. Le système sympathique a pour principales fonctions la préparation de l’organisme à la fuite ou au combat. Ce mécanisme instinctif a permis à Néandertal de survivre dans des situations de grand péril. Aujourd’hui, rares sont les situations où nous risquons notre vie. Pourtant, notre cerveau a assimilé nos situations de stress à de grands dangers et nous conduit à accélérer notre métabolisme. De plus, conditionnés à adopter une respiration haute et haletante, nous transmettons à notre cerveau un signal de stress. Il s’agit là d’un cercle vicieux entretenant un état continuel et inconfortable de stress et de suffocation.

Au contraire, en réapprenant à adopter une respiration « naturelle » et complète, non seulement nous calmons notre métabolisme, mais nous indiquons également à notre cerveau que la situation est apaisée.

La respiration « naturelle » ou complète se découpe en trois phases de respiration :

  1. – la respiration basse, ventrale, abdominale ou diaphragmatique : à l’inspiration, le diaphragme se contracte, descend et compresse les organes abdominaux pour que le ventre puisse se gonfler en amenant l’air jusqu’au fond des poumons. À l’expiration, le diaphragme se détend, remonte à nouveau et le ventre s’abaisse.
  2. – la respiration moyenne ou thoracique : à l’inspiration, les côtes se soulèvent pour que la poitrine se dilate. À l’expiration, la poitrine se contracte, les côtes reviennent à leur position initiale.
  3. – la respiration haute ou claviculaire: à l’inspiration, la partie supérieure de la poitrine et les clavicules se soulèvent et à l’expiration, elles s’abaissent.

Pour s'entrainer...

Pour s’entraîner, vous pouvez pratiquer, allongé, l’exercice dit « 3-2-6-2 »

Il s’agit de réaliser :

  1. – en 3 temps : par le nez, une inspiration basse, moyenne, puis haute ;
  2. – en 2 temps : une rétention d’air ;
  3. – en 6 temps : par la bouche « comme en soufflant dans une paille », une expiration haute, moyenne puis basse ;
  4. – en 2 temps : un blocage de respiration.